Rudolfinum est le nom d'un bâtiment néo-Renaissance construit de 1875 à 1885 sur les rives de la Vltava à Prague. Le Rudolfinum évoque le géant de la musique classique tchèque Antonín Dvořák. C'est là qu'il a dirigé le tout premier concert de l'orchestre philharmonique tchèque avec au programme sa célèbre Symphonie du Nouveau Monde. Connue pour offrir la meilleure qualité acoustique de la ville, la grande salle reste le siège de cet ensemble symphonique prestigieux.
C'est à Rudolfinum que s'est déroulée la cérémonie de remise solennelle du prix cinématographique Le Lion tchèque. Ce prix créé en 1993, par la Vachler Art Company, est en quelque sorte le pendant de l'Oscar. Toute la soirée de cette 24ème édition a été animée par l'animatrice slovaque Adela Banášová.
Le Lion tchèque a été placé sous la domination du long métrage « Masaryk ». Ce film issu d'une coproduction tchéco-slovaque qui retrace l'histoire de Jan Masaryk, ministre des affaires étrangères de la Tchécoslovaquie des années d'avant la seconde guerre mondiale, s'est vu récompenser en 12 catégories ce qui constitue un record dans l'histoire du Lion thèque. Le producteur primé slovaque de « Masaryk » Rudolf Biermann dans son allocution a déclaré : « Que vous le vouliez ou non, c'est notre histoire commune. Je souhaite qu'une telle histoire ne se répète plus jamais ».
Mis à part le fait que « Masaryk » est devenu film de l'année, le jury a primé aussi son metteur en scène Julius Ševčík, le meilleur premier rôle masculin Karel Roden, le meilleur second rôle masculin Oldřich Kaiser, le scénario, et le travail de 7 autres créateurs participants à ce film. Parmi eux les costumes de la stylisteslovaque Katarína Štrbová Bieliková, et le caméraman slovaque Martin Štrba, son mari, qui s'est vu décerner Le lion tchèque du meilleur caméraman.
Cette année, le jury composé de 112 académiciens de l'Académie tchèque du film et de la télévision (ČFTA) a choisi parmi 42 longs métrages et films animés, et 29 documentaires.
Le film sera projeté dans les cinémas tchèques symboliquement à partir du 9 mars, date de la mort de Jan Masaryk.
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