Le nombre de diplômés slovaques admis dans les universités publiques tchèques au cours des cinq dernières années a radicalement augmenté. Cela découle des statistiques du ministère tchèque de l'éducation national. Alors qu´en 2010, il y avait dans les universités publiques tchèque plus de 17.000 étudiants slovaques, l'année dernière c'est près de trois mille étudiants de plus qui sont venus de la Slovaquie voisine embellir les bancs des universités tchèques. Avec un plus grand intérêt pour l'université Charles de Prague, la capitale, et pour l'université Masaryk dans la deuxième ville tchèque, Brno. La plupart des Slovaques étudient dans les facultés tchèques de médecine.
Le secteur de l'Éducation nationale slovaque constate cette tendance. La libre circulation des personnes, y compris pour les études, étant l'un des principales motifs de l'adhésion à l'Union européenne, mais la situation doit être néanmoins pris en compte. «Le ministère prépare un changement dans l'enseignement supérieur. Les principaux changements proposés comprennent une meilleure qualité de l'éducation. Il prévoit d'atteindre cet objectif en réduisant le nombre de domaine d'études et un nouveau système d'accréditation.
Les raisons pour lesquelles les jeunes vont étudier à l'étranger, nous les connaissons, dixit le ministère », que ce soit des études dans une université étrangère reconnue plus prestigieuse, acquérir de l'expérience à l'étranger, ou encore améliorer une langue étrangère. Pour ce qui est de la République tchèque, d'autres facteurs entrent en compte également admet le bureau de presse, il s'agit d'études sans barrières linguistiques, avec des coûts pour ces études proches de celles des universités slovaques».
Des résultats qui confortent nos affirmations sont venus à la mi-décembre, suite à l'enquête de la société de formation Scio. Selon un sondage réalisé en novembre, les élèves des écoles secondaires slovaques attirés par la République tchèque étudient principalement dans le secteur économique.
Sur les 3390 réponses, les études en section économique sont préférés par 18% des étudiants. Un pourcentage légèrement inférieur pour les étudiants attirés, eux, par les études de médecine et ceux du secteur informatique. Et cela concerne le secteur le plus à risque en Slovaquie pour la «fuite des cerveaux ». À l'inverse, en bas de l'échelle, les étudiants slovaques en République tchèque se passionnent beaucoup moins pour les études en milieu agricole, les mathématiques-physiques ainsi que pour les études socios-médicales.
Source: TASR