A la date du 12 janvier 2017, étaient recensés 3 536 stomatologistes en Slovaquie. Environ 49 % de ce nombre a dépassé l'âge de 50 ans. Plus de 15 % a dépassé même l'âge de 65 ans. Les médecins ayant 75 ans ne font pas l'exception et le plus vieux stomatologiste en activité a 87 ans ! Ce qui est alarmant, c'est que la tendance démontre que la situation ne s'améliorera pas dans un proche avenir.
Selon le président de la Chambre slovaque des stomatologistes Igor Moravcik, le problème apparaît déjà lors de la formation des futurs stomatologistes. Les écoles supérieures prennent peu de nouveaux étudiants, et ceux qui y étudient sont en majorité des étudiants étrangers qui après leurs études repartent dans leurs pays respectifs. Plus d'étudiants slovaques devraient y être accueillis dans la perspective qu'ils s'établiront plus tard en Slovaquie mais ici on heurte un autre problème. En fait, les études de la stomatologie sont coûteuses, les financements qui manquent aux écoles spécialisées sont complétés de ce qu'apportent justement ces étudiants étrangers. Il s'agit d'un tiers des étudiants. Les études d'un stomatologiste coûtent environ 50 000 €.
La Chambre des stomatologistes n'est pas opposée à l'accueil en Slovaquie des stomatologistes venant de l'étranger s'ils ont les connaissances et les qualités convenables. Souvent, malheureusement, ils ne subissent pas le contrôle de leur savoir par les examens avant de pouvoir soigner les patients slovaques. Ceux qui passent les examens, ne restent pas en Slovaquie, ils leur servent de billet d'entrée dans l'UE. Igor Moravcik pense donc que les médecins venant des pays tiers ne résoudront pas la situation en Slovaquie et il souligne que si la tendance de mieux financer les études de la part d'Etat existaitil serait alors possible d'accueillir plus d'étudiants slovaques dans nos universités spécialisées en ce domaine.
Le problème se pose aussi dans le cas où des médecins provenant des pays hors l'UE veulent venir en Slovaquie. Car l'UE a des règles claires et précises pour la reconnaissance des études. Depuis 2017 une obligation est entrée en vigueur, selon laquelle un médecin de cette provenance doit maitriser la langue du pays où il veut travailler et passer un examen officiel. S'y ajoute son bonne moralité. La spécialité n'est donc pas suffisante, néanmoins, celle-ci n'est pas une formalité. La première épreuve quant aux compétences qui a eu lieu en décembre dernier n'a admis aucun des 12 stomatologistes et 25 médecins généralistes.
Actuellement, il y a en Slovaquie 48 stomatologistes d'Ukraine, suivent 24 Tchèques, 9 Hongrois, et 6 Russes, Allemands et Grecs. La liste des stomatologistes exerçant en Slovaquie mentionne aussi desmédecinsdes Etats-Unis, de Syrie, de Palestine, de Chypre, de la Malaisie et de l'Iran.