Selon Jan Richter, le ministre du travail, des affaires sociales et de la famille, le taux de chômage en 2017 pourrait s'abaisser en Slovaquie au niveau de 7 %. Pourraient y contribuer des mesures prises par le ministère. La coalition gouvernementale s'est engagée à créer 100 000 emplois et baisser le taux du chômage au-dessous de 10 %. En novembre dernier, ce dernier est descendu sous la barre des 9% affichant 8,78 %. En comparaison interannuelle, il a aussi baissé grâce au départ des Slovaques à l'étranger en quête d'un emploi. En 2016, 63 500 nouveaux emplois ont été créés. Selon la Directrice de l'Institut des prévisions de l'Académie slovaque des sciences Martina Lubyova, la migration ne résoudra pas la tension sur le marché slovaque de travail du moins à court terme. Actuellement, environ 30 000 étrangers travaillent légalement en Slovaquie.
Toujours aux dires du ministre du travail, le nombre de personnes au chômage pourrait baisser aussi grâce aux prévisions favorables quant à la croissance économique slovaque. Néanmoins, parallèlement, il a attiré l'attention sur l'absence d'une qualification appropriée présentée par de nombreux chômeurs. Fait toujours défaut une formation convenable équilibrée face aux besoins sur le marché de travail. Chaque année, des dizaines de milliers de jeunes sortants des écoles viennent s'inscrire aux bureaux de travail. En dehors des jeunes chômeurs, le ministère se propose de porter ses efforts vers les chômeurs de longue durée. En 2016, plus de 10 mille personnes au chômage depuis 4 ans et plus ont pu trouver un emploi. Il n'y a pas d'intérêt à faire venir en Slovaquie de la main d'œuvre étrangère à bas prix issue de tiers pays, hors UE, s'il existe en Slovaquie des personnes qui veulent travailler mais pour lesquelles n'ont pas été crées les conditions nécessaires pour adapter leurs compétences aux besoins.
Le premier ministre Robert Fico, lui aussi, confirme que pendant les meilleures années, le taux de chômage en Slovaquie oscillait autour de 7,5 % - 8 %. Ce taux on pourrait l'atteindre de nouveau en 2017 mais le faire baisser encore plus, compte tenu de la stratification actuelle des chômeurs, sera très difficile. Selon lui, un taux de chômage au niveau de 7- 8% constitue une limite dans l'état actuel des choses. Se présentent bon nombre de problèmes dans la structure globale de ces chômeurs. Une grande partie n'a pas l'éducation de base, une autre partie ne veut pas trouver un emploi durable de peur d'être soumis à des réquisitions judiciaires sur leurs salaires en raison de leurs dettes. D'autres se satisfont des allocutions sociales et abusent du système. Pour identifier ces groupes, une nouvelle loi est en préparation. Un problème marquant se révèle aussi dans le manque de main d'œuvre dans certains secteurs. Il faut faire pression sur l'augmentation des salaires pour que cela vaille la peine de travailler et que ne s'exerce pas de pression sur l'importation de la main d'œuvre de l'étranger.
Le premier ministre a néanmoins fait ressortir le cas où les firmes sont dépendantes de l'apport d'employés venant de l'étranger. Comme exemple il a cité l'usine PSA Peugeot-Citroën où le salaire moyen brut est de 1300 € et qui malgré tout souffre d'un manque d'employés. Si l'usine ne reçoit pas l'autorisation d'embaucher des travailleurs serbes, elle ne peut pas garantir la production. Si avec un salaire de 1300 € on ne parvient pas à trouver de personnes intéressées, il y a quelque chose d'inquiétant, mauvais au plan structurel du chômage et ses ressortissants en Slovaquie.