La Slovaquie attire toujours autant les investisseurs. Même les médias étrangers s’intéressent au phénomène, comme la presse française. Cela démontre le rayonnement économique de ce petit pays au centre de l’Europe. Blaise Gauquelin, du journal Le Monde, a consacré un article à ce sujet : compte rendu de lecture. L’auteur souligne les changements de la capitale slovaque en termes laudateurs : « Quelle métamorphose pour Bratislava ! La capitale slovaque, qui compte aujourd’hui 420 000 habitants, présente le visage conquérant d’une ville pleine d’avenir. Les magasins se multiplient, les cafés cosy à la déco moderne ne désemplissent pas, les gratte-ciel se font de la concurrence. » ll nuance ses propos en ces termes : « Bien sûr, tout n’est pas rose en Slovaquie, un petit pays d’Europe centrale membre de l’Union européenne (...). Les disparités régionales y sont par exemple inquiétantes. Les campagnes se dépeuplent dangereusement. Mais les 5,4 millions de Slovaques semblent jouir d’une enviable stabilité. » Il souligne la bonne santé de son économie : « L’économie du pays connaît une croissance insolente au regard de la performance de ses partenaires européens. Le produit intérieur brut (PIB) slovaque s’est établi, sur un an, à + 3,3 % durant l’année 2016 (...) ». Ce dynamisme s’accompagne, dit-il, d’une consommation des ménages qui décolle même si les salaires ont tendance à stagner. Le fer de lance de l’économie slovaque reste l’automobile. L’auteur cite Vladimir Vano, chef économiste pour l’Europe centrale à la Sberbank : « Le pays assemble des voitures de bas de gamme et de gamme moyenne. Or les parts de marché des petites voitures ont augmenté avec la crise économique (...). » L’auteur rappelle que les grands constructeurs, Volkswagen, Kia Motors, PSA Peugeot-Citroën, emploient des dizaines de milliers de personnes. « En 2015, un million de véhicules sont sortis des usines slovaques. Désormais, Bratislava veut que cette industrie monte en gamme ». L’auteur en veut pour preuve les dires d’un diplomate européen : « Ils font tout pour attirer les investisseurs. La Pologne et la Slovaquie étaient en concurrence pour attirer sur leur territoire le constructeur britannique Jaguar Land Rover, filiale du groupe indien Tata Motors. Le chef du gouvernement slovaque, le social-démocrate Robert Fico, a emporté le morceau en décembre 2015 (...). » Les facteurs évoqués sont l’ntégration du pays dans la zone euro en 2009, dans l’espace Schengen, et la position géographique stratégique, au cœur de l’UE.
Source: Blaise Gauquelin, Journal Le Monde