L'ouverture des magasins le dimanche fait l'objet de discussions et est soumis aux critiques depuis plusieurs années déjà. Ces dernières émanent principalement des églises catholique et protestante en Slovaquie mais aussi de certains milieux politiques. Le parti gouvernemental Parti national slovaque /SNS/ et son président qui également préside le Parlement slovaque, Andrej Danko, soutient toutes les initiatives tendant à interdire le travail dominical et réclame le respect du droit à un repos hebdomadaire.
Le travail le dimanche est du point de vue du parti SNS l'esclavage moderne. Les esclavagistes sont selon SNS en majorité les chaines commerciales multinationales. Des exceptions existeraient en ce domaine pour des emplois comme par exemple les pompiers, les secouristes ou les policiers considérés d'utilité publique prépondérante en toutes les circonstances. Les règles actuelles, aux yeux du SNS, il faut les reconsidérer de telle manière que faire vivre sa famille par le travail dominical au détriment du temps passé avec la famille ne soit pas la seule et unique possibilité offertes aux salariés ordinaires.
Le paradoxe, selon Andrej Danko, est que sous le régime socialiste quand «l'église officielle » était l'athéisme, le dimanche était respecté en tant que jour de repos. Aujourd'hui, quand la Slovaquie revendique officiellement les traditions de la chrétienté et est considérée en général en tant que pays catholique, dimanche n'est pas considéré jour de repos mais de travail pour des salariés ordinaires.
Andrej Danko a rappelé qu'en Slovaquie existe de nombreuses argumentations proclamant que l'interdiction du travail le dimanche aura des conséquences négatives sur l'économie du pays ou entrainera la perte d'emplois. En réaction, il cite comme exemple ce qu'il en est en Allemagne ou en Autriche respectant ce droit au repos le dimanche et pourtant ces pays ne délivrent aucune statistique sur des retombées économiques négatives. Par contre, mentionne-t-il, si les centres commerciaux sont vides le dimanche, les chalets touristiques, les centres sportifs et culturels, les monuments culturels et les expositions connaitront une fréquentation plus grande du public.
Le parti d'opposition OĽaNO-NOVA, lui aussi soutient cette initiative et l'élargissent de la possibilité de l'encadrement de la vente dominicale. Il a appelé les autres partis démocratiques à une discussion large sur ce problème. Les Syndicats, eux aussi souhaitent animer le débat à ce sujet et en discuter avec les commerçants eux-mêmes pour trouver un compromis. Pour une première période ils se proposent de négocier la fermeture des magasins au moins pendant les fêtes d'Etat.