Michal Kovac : cordial et humain

Michal Kovac : cordial et humain

Les Slovaques ont rendu un dernier hommage au premier président de la République slovaque hier, le jeudi 13 octobre, décrété jour de deuil national.

A l'ambasse slovaque de Washington, les messages de condoléances sont venus non seulement des représentants des pays européens mais aussi de Namibie, du Bahreïn, de Géorgie, du Kazakhstan, du Vietnam, du Bangladesh et de Mongolie.

des larmes dans les yeux

A Bratislava, dans la salle des chevaliers du château, reposait la dépouille du premier président de la République slovaque indépendante. Des visages dignes aux yeux remplis de larmes. Les personnes plus âgées surtout ne pouvaient cacher leur émotion. C'est dans un silence absolu que la population a rendu un dernier hommage dans la salle des chevaliers du château de Bratislava. Les gens foulaient le tapis menant à la dépouille près de laquelle se tenait la garde d'honneur présidentielle. Des centaines de personnes sont venues honorer la mémoire du président, s'incliner en face du cercueil, apporter des fleurs. Cordial, amical, intelligent, digne : ce sont les mots qui reviennent pour décrire le président. Son successeur Rudolf Schuster se souviendra de lui comme d'un ami, c'est ce qu'il a affirmé au château de Bratislava, là où reposait le corps du président. Le président Ivan Gašparovič a déclaré à la presse que les deux hommes ont toujours pu s'entendre et se comprendre.

Force morale

Le cortège funéraire a mené la dépouille du président à la cathédrale Saint-Martin de Bratislava. Le président Kiska a pris la parole. Selon lui, aucun représentant de l'Etat dans la courte histoire de la République slovaque n'a dû faire autant de choix difficiles et douloureux que le président Michal Kováč. Grâce à ses paroles et ses actes, le mal politique des années 1990 a été vaincu. C'est ce qu'a déclaré dans son oraison l'actuel président de la République slovaque Andrej Kiska au cours du dernier adieu au premier président Michal Kováč dans la cathédrale Saint-Martin de Bratislava. Andrej Kiska estime que Michal Kováč a gagné moralement la bataille, un combat perfide, très dur, difficile. Et d'évoquer l'enlèvement du fils de Michal Kovac avec émotion : « Je ne peux pas m'imaginer qu'on vous enlève votre fils. » Le demi-frère du président, l'historien Dušan Kováč estime que la famille n'attend pas que les responsables des pressions exercées contre le premier chef d'Etat de la Slovaquie s'excusent pour leurs actes, car on ne peut attendre d'eux une telle force morale.

Prenant la parole, Pavol Demes, le conseiller du président Kovac a déclaré que la vie politique de l'ancien président était l'histoire d'un homme droit. Une personnalité qui a assisté à la naissance d'une Slovaquie moderne s'inscrivant dans un futur européen.

tasr, pravda


Jacques Hoflack, Foto: SITA

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