Les représentants des chambres agroalimentaires des pays du V4 ont signé vendredi dernier à Modra, près de la capitale Bratislava, un Communiqué dans lequel ils demandent que les secteurs agroalimentaires des pays concernés (Slovaquie, Tchéquie, Hongrie, Pologne) soient détachés des accords commerciaux de l'UE avec le Canada (CETA) et avec les Etats-Unis (TTIP).
Le président de l'Agence agroalimentaire slovaque Milan Semancik a dit à cette occasion que l'importation libéralisée des produits de la viande et des végétaux dans l'UE peut menacer les pays membres du point de vu de la sécurité alimentaire. Selon lui, si on ne possède pas les informations détaillées sur les négociations, n'a pas les accords entre les mains, nous demandons que les domaines de l'agriculture et de l'agroalimentaire soient retirées du champ des négociations sur les accords internationaux.
Les représentants des Chambres agroalimentaires ont débattu également des restrictions apportées lors de la vente et l'achat de terres agricoles dans les pays du V4. La Commission européenne a mis en route en 2015 une procédure à l'encontre de la Slovaquie en référence à sa législation sur l'acquisition de ces terres qui selon la Commission enfreint la réglementation européenne. Selon Milan Semancik, la Slovaquie a préparé cette proposition de loi sur la protection des terres agricoles et elle rejette les reproches de la Commission européenne.
Au programme des débats a figuré la situation sur le marché des produits agroalimentaires. Les mesures que la Commission européenne a préparées dans le secteur des produits laitiers et de la viande de porc sont jugées insuffisantes selon les représentants du V4. Comme Milan Semancik, président de l'Agence agroalimentaire slovaque l'a mentionné, du paquet total de 500 millions d'euros la Commission européenne en a mis à part 150 millions pour faire baisser la production des produits laitiers et de la viande de porc mais selon lui, de ce paquet tirent profit les acteurs forts du secteur au détriment des plus faibles. A ses dires, il est fortement demandé, que la Commission européenne prépare des solutions au système pour aboutir à la stabilisation dans ce domaine.
Les participants ont constaté également que les conditions de l'entrée à l'UE l'ont été inégalement. La conséquence en est la perte de la production de viande de porc, la production florale a pratiquement disparue, le secteur des fruits et des légumes est en régression. La Slovaquie mais également la Tchéquie n'ont pas un Fonds marketing qui pourrait les aider à promouvoir des produits locaux auprès les consommateurs.