Lors du 3ème tour de scrutin pour élire le nouveau secrétaire général de l'ONU l'ex premier ministre portugais Antonio Gutierrez s'est de nouveau positionné en tête. Mais selon les observateurs des médias la plus grande surprise est venue de la 2ème place occupée par le chef de la diplomatie slovaque Miroslav Lajčák. Rappelons à son sujet qu'à l'occasion du tour précédent il pointait à la 10ème, donc en avant dernière position. Se son portées sur son nom 9 voix, 5 lui étaient défavorables et une sans opinion. Depuis le premier tour, le ministère slovaque des affaires étrangères ne commente pas le vote, et souligne qu'il s'agit d'une question interne du Conseil de sécurité de l'ONU. Le mandat de l'actuel secrétaire général expirera vers la fin de l'année.
Entre temps à Budapest, le chef de la diplomatie slovaque Miroslav Lajčák a rencontré ses homologues des 4 pays de Visegrade, V4. Le ministre hongrois Péter Sijjarto considère que le groupe des pays de Visegrade est le regroupement le plus efficace au sein de l'UE. Selon lui le groupe V4 présente ses opinions de manière pragmatique, tandis que les positions de Bruxelles, par exemple concernant les migrants, sont illusoires. Pour sa part, Miroslav Lajčák ne voit pas une telle contradiction, le V4 pour lui est avant tout un projet européen.
Les chefs de la diplomatie du groupe V4 se sont réunis à l'occasion de la rencontre régulière des ambassadeurs hongrois. Ainsi, ont-ils eu l'opportunité de s'exprimer concernant les thèmes européens d'actualité. Le ministre Péter Sijjarto a souligné que lors des discussions sur l'avenir de l'Europe, le V4 est devenu une partie importante qu'il faut prendre en considération. C'est un regroupement courageux qui sait dire les choses telles qu'elles sont. Au contraire de ce que fait Bruxelles, ajoute le ministre hongrois. Miroslav Lajčák en tant que représentant du pays président le Conseil de l'UE adoucit ce constat. « Nous ne ressentons pas le V4 comme s'inscrivant en porte à faux de Bruxelles. Une fois, entre guillemets, nous nous sommes permis d'avoir un autre avis, et je suis convaincu que c'est une opinion pertinente quant à la migration ou sur les quotas obligatoires. Ceci a commencé à présenter la notion du V4 comme une entité négative. Cela ne veut pas dire que nous sommes contre l'UE, nous sommes partie intégrante de l'Union. Il est dans notre intérêt que le V4 soit ressenti comme un projet européen ».
source : RTVS