Peu après les élections parlementaires, les députés de l’opposition ont lancé un appel au ministre de l’éducation nationale pour qu’il introduise dans les programmes de l’enseignement des visites obligatoires des camps de concentration. Ils entendaient ainsi réagir au rejet de l’autre de plus en plus présent plus particulièrement parmi les jeunes. L’opposition en voulait pour preuve les résultats des élections permettant au parti extrémiste Naše Slovensko de Marian Kotleba de siéger au parlement. Le ministre Plavčan a apprécié cette initiative de l’opposition. Il a déclaré : « Nous avons tous l’obligation d’expliquer patiemment à nos jeunes ce qui est juste et correct, et ce qui est injuste et mauvais. »
Le ministère recommande aux écoles de visiter les camps de concentration d’Auschwitz ou de Terezin. En Slovaquie, ils devraient se rendre au Musée de l’holocauste à Sered, au Musée de la culture juive à Bratislava et au Monument de l’holocauste rom à Dubnica Nad Váhom. Le ministère recommande également de se rendre dans des villes où la population juive ou rom a subi la violence et les représailles nazies. Marek Fejek, pédagogue spécialisé en prévention de l’extrémisme, accueille avec satisfaction cette initiative du ministère. Le plus important selon lui, c’est d’expliquer aux étudiants ce qu’ils y vont voir avant l’excursion. « Les jeunes peuvent réagir différemment, certains sont plus forts, d’autres peuvent s’écrouler. Il faut les prévenir, mais c’est une initiative plus positive que négative. »
Le secteur de l’enseignement recommande aussi de se consacrer plus au thème de l’holocauste et d’organiser des débats et tables-rondes.
source : RTVS
Zuzana Borovská Foto: TASR