Lors de l’opération Infra-Red menée par Interpol, la République slovaque a enregistré une réussite. Sur 11 personnes recherchées on a réussi à localiser 3 personnes, et en transférer 2 en Slovaquie, en même temps qu’être sur la piste des autres.
Infra-Red est une initiative d’Interpol pour localiser et arrêter les fugitifs internationaux auteurs de graves crimes, recherchés depuis longtemps. Dans les poursuites engagées par la justice, les accusations portées vis- à-vis de ces criminels concernent des assassinats, des abus sexuels sur des enfants, le trafic de drogue et le blanchiment d'argent.
Robert Garaj, chef du bureau national d’Interpol à Bratislava souligne que dans cette opération la République tchèque, l’Allemagne et la Slovaquie sont les pays à avoir obtenu les meilleurs résultats. En référence à ceci , le secrétaire général d’Interpol Roland K. Noble a offert à la Slovaquie la participation à une autre opération Infra-Amérique qui se déroulera en automne en Amérique Centrale.
Le criminel Viliam Mišenka, soupçonné de détournement d’argent et meurtre, a été extradé du Vénézuela en Slovaquie, le baron de la drogue Baki Sadiki a été extradé du Kosovo en Slovaquie. Au Bélize a été localisé et arrêté Karol Mello, mais les autorités locales ont refusé de l’extrader.
« La situation actuelle nécessite le lancement de l’opération Infra-Red,» constate le directeur du Bureau de coopération internationale de la police Jaroslav Paľov. Et d’ajouter: « Nous avons localisé des personnes, donc nous savons plus ou moins précisément où elles se trouvent, mais par des moyens conventionnels nous ne sommes pas en mesure d’intervenir dans ces pays, où leurs polices ne réagissent pas comme elles le devraient. » C’est pourquoi par l’intermédiaire du siège d’Interpol à Lyon une équipe spécialisée a été constituée, et au travers celle-ci des contacts ont été établis avec les polices de ces pays choisis par les criminels pour se mettre à l’abri des interpellations policières et échapper à la justice.
Concernant Mello au Bélize, la police slovaque comptait sur les accords d’extradition des criminels. « En tant que successeur de la République tchécoslovaque la Slovaquie devait se voir transférer les accords conclus avec la Grande Bretagne. Le Bélize faisait partie du Royaume Uni et devenu indépendant ces conventions d’extradition devaient être reconduites par cette ancienne colonie britannique. Mais les autorités béliziennes ne le considèrent pas ainsi, » constate le chef du bureau de la coopération internationale de la police. Mais de souligner : « Si la Slovaquie n’a pas un accord signé sur l’extradition des criminels, cela ne veut pas dire que ceux-ci y sont en sécurité. Il existe toujours le principe de réciprocité. » Sur la base de ce principe Baki Sadiki a été extradé du Kosovo.
source : Pravda