Il y a 24 ans, le 17 juillet 1992, le Parlement national slovaque a adopté la Déclaration sur la souveraineté de la République slovaque. 113 des 147 députés ont voté pour l'adoption de ce document, seulement 24 ont voté contre et 10 se sont abstenus. Après l'adoption du document, le Président de la République Vaclav Havel a annoncé sa démission. L'adoption de la Déclaration était l'un des pas dans le chemin de la partition de la Tchécoslovaquie. Cette étape a eu lieu après les élections en juin, gagnées en République tchèque par la Démocratie Civique (OD) et en Slovaquie par le Mouvement pour une Slovaquie Démocratique (HZDS) de Vladimir Meciar. Ces deux partis se sont mis ensuite d'accord sur la date de la partition, fixée au 1er janvier 1993. L'adoption de la Déclaration appartenait à l´un des moments qui avaient constitué la nouvelle histoire de la Slovaquie et qui ne s'oubliaient pas. On peut constater qu'après 24 ans, il s'était confirmé qu'il s'agissait d'un bon choix. La Slovaquie d'aujourd'hui est un pays souverain, reconnu dans le monde, membre de l'UE et d'autres organisations importantes; pays dont les diplomates slovaques occupent des postes importants dans le monde.
La souveraineté nationale est selon le vice-président du parti SNS et député du Parlement slovaque Anton Hrnko une valeur à laquelle il faut prétendre. Il a rappelé que la Déclaration sur la souveraineté slovaque a été l'un des tournants importants vers la création de l'Etat indépendant. Dans cette période tellement turbulante dans le monde il faut se rapppeler de cet évenement non seulement comme un fait historique mais aussi comme un appel. Boris Kollar, député du Parlement et président du parti « Sme rodina » s'est exprimé à cette occasion, affirmant qu'il faut lutter davantage pour la souveraineté et ne pas remettre les compétences à Bruxelles. Pour Andrej Danko, président du Parlement slovaque le moment de l'adoption de la Déclaration sur la souveraineté slovaque s'est inscrit dans l'histoire slovaque en tant que début de la construction de notre État moderne. En se rendant compte des évenements tragiques de ces derniers jours, il faut être plus fier du territoire où nous vivons, du peuple que nous constituons ensemble, des valeurs et de l'histoire que l'on ne doit rien oublier et dont on doit toujours se rappeler.