La Grande-Bretagne l'a décidé : elle sortira de l'Union européenne.
Les résultats du référendum sont tombés dans la nuit du 24 juin : près de 52 % des Britanniques ont décidé de quitter le club européen. Un cas de figure unique dans l'histoire de l'Union européenne que devra gérer la Slovaquie, à la tête du Conseil de l'Union européenne dès le 1er juillet.
Une réalité, pas une tragédie
Récemment, le porte-parole du ministère des affaires étrangères et européennes slovaque Peter Stano affirmait sur les ondes de Radio Slovaquie Internationale qu'il n'y avait pas de plan B à la sortie de la Grande-Bretagne, et que le reste n'était que spéculation. C'est désormais une réalité à laquelle devra faire face la présidence slovaque. Un saut dans l'inconnu et un cas de figure unique dans l'histoire de l'UE comme l'a rappelé le Premier ministre slovaque Robert Fico qui a déclaré : « Ce n'est pas une tragédie, mais une réalité à laquelle les 27 pays membres qui restent de l'UE doivent réagir rapidement ». Et d'ajouter qu'une grande partie de la population en Europe rejetait la politique migratoire de l'Union, n'était pas satisfaite de sa politique économique. Et le Premier ministre d'appeler des changements fondamentaux dans cette politique. Il faudrait offrir une approche plus attractive des thèmes perçus négativement.
La commission pour les affaires européennes du parlement slovaque abordera le Brexit mardi 28 juin. Le Premier ministre Robert Fico devrait être présent. La décision de la Grande-Bretagne fait peser sur la présidence slovaque du Conseil de l'Union européenne une nouvelle responsabilité. Ce ne sera facile ni pour la Slovaquie ni pour l'Europe, selon les propos tenus par la députée européenne Jana Žitňanská réagissant ainsi aux résultats du référendum. Et de craindre l'effet domino d'une telle décision.
Le Brexit pourrait provoquer un choc économique pour la Grande-Bretagne s'accompagnant d'une baisse à long terme du PIB.
tasr