Le site d'information aktuality.sk a proposé à ses visiteurs un entretien avec le sécrétaire d'État et ministre délégué pour la présidence slovaque au Conseil de l'Union européenne Ivan Korčok. Dans le contexte de cette présidence qui s'approche et s'ouvrira au 1er juillet prochain nous considérons opportun de vous rapporter l'extrait reccueillis de ses propos.
Pour présenter succinctement Ivan Korčok, nous pouvons dire que ce diplomate de profession est né en 1964 et a accompli des études en économie et en relations internationales. Sa carrière a commencé par un poste de deuxième secrétaire à l'ambassade slovaque à Bonn et se poursuivre en assumant diverses fonctions à l'ambassade du pays en Suisse. Ensuite, il a été nommé le sécrétaire d'État aux Ministère des affaires étrangères, membre de la Convention sur l'avenir de l'Europe, ambassadeur slovaque en Allemagne, plus tard ambassadeur et représentant permanent auprès de l'Union européenne. Actuellement il est à nouveau sécrétaire d'État aux affaires étrangères et européennes ainsi que délégué gouvernemental pour la présidence slovaque au Conseil de l'Union européenne.
Selon Ivan Korčok, la présidence slovaque sait précisement comment elle procédera dans le cas d'une réponse positive tout comme dans celui d'une réponse négative des Britanniques au référendum qui se tiendra le 23 juin. Toutefois, l'Union européenne n'a défini aucun plan B et réagira selon les besoins suite au résultat du référendum. L'un des plus importants défis auxquels devra faire face la Slovaquie durant sa présidence est sans aucun doute la crise de la migration. Selon Ivan Korčok, la Slovaquie veut se positionner en considérant que la politique d'immigration puisse être caractérisée comme durable. « La migration est un phénomène qui a toujours existé et qui continuera d'exister. Elle est devenue un problème depuis le début de l'an passé puisqu'elle n'était aucunement anticipée. Quand au cours d'une année vous recevez un million d'immigrés il est absurde de faire semblant qu'on peut faire de même l'année suivante. La présidence slovaque s'efforcera de contribuer à ce que la migration soit le résultat d'une politique active et durable. Je ne vois rien de mal à vouloir remplir les conditions qui sont à la base du système de Schengen. La suppression des frontières intérieures n'est pas un premier pas, mais la conséquence du fait de devoir protéger nos frontières extérieures » a exprimé Ivan Korčok.