#EU2016SK : La Slovaquie capable d’assurer la présidence de l’UE ?

#EU2016SK : La Slovaquie capable d’assurer la présidence de l’UE ?
Des résultats des élections législatives en Slovaquie, il résulte actuellement une situation de blocage dans la formation d'un nouveau gouvernement. D'où la question : la Slovaquie sera-t-elle capable de mener à bien la présidence de l'UE ?

Une telle situation a déjà été vécue par la Tchéquie, où durant sa présidence de l'UE, le gouvernement fut composé de fonctionnaires. Selon les commentateurs, il ne faut pas surestimer la complexité de la situation post-électorale en Slovaquie en vue de sa prochaine présidence. Les diplomates à Bruxelles et à Bratislava continueront à se préparer et à travailler pour reprendre le flambeau de la présidence néerlandaise. Aux dires de Pieter Cleppe, de l'antenne de Bruxelles du centre Open Europe, malgré la situation incertaine la Slovaquie, remplira bien sa fonction ; il rappelle que le rôle de la présidence est d'une certaine manière limitée, les ministres slovaques présideront aux négociations mais les sommets les plus importants seront toujours menés par le Président du Conseil de l'Europe Donald Tusk, et les sessions des des chefs de la diplomatie seront présidés par la haute représentante pour la politique étrangère Frederica Mogherini. La Slovaquie dirigera les Conseils ministériels et les groupes de travail.

Les diplomates et les fonctionnaires des ministères en sont chargés et se préparent à leur fonction depuis longtemps. Selon Vladimir Bartovic de l'Institut pour la politique européenne Europeum à Prague, la direction des Conseils ministériels pourrait poser problème. Si le nouveau gouvernement slovaque est constitué avant le début de la présidence ou lors de celle-ci, pourraient participer à ces assises ministérielles des personnes n'ayant aucune expérience et ne connaissant pas tous les rouages des institutions européennes. Ici, le risque pour la Slovaquie se présente. Toujours aux dires de Vladimir Bartovic, l'organisation d'élections anticipées au cours de la présidence ne sont pas non plus une bonne solution : les partis politiques se concentreraient plus sur la campagne électorale au lieu de se concentrer sur leur rôle, notamment dégager des compromis et des accords. La Slovaquie reprendra la présidence des Pays-Bas le 1er juillet et la remettra à Malte à la fin de l'année. Ce trio signifie que théoriquement, ces pays peuvent partager les tâches. En clair, la Slovaquie pourrait demander aux Pays-Bas de reprendre la présidence lors de quelques assises, mais ce cas de figure est peu probable. Les diplomates et les fonctionnaires slovaques ont accompli 90 % du travail et 10 % reviennent au gouvernement lui-même, conclut Bartovic.

Selon le chef de la diplomatie tchèque Lubomir Zaoralek, la Slovaquie mènera à bien son rôle. C'est d'autant plus important dans le contexte actuel alors que l'Europe est confrontée à nombreuses épreuves. Selon le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka, la présidence slovaque est importante également pour la Tchéquie qui est prête à soutenir pleinement la Slovaquie dans son rôle.

Tatiana Minarovičová Foto: TASR

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