Selon une information affichée sur le site informatique aktuality.sk chaque année près de 40 mille jeunes diplômés qui viennent d'achever le cyle de leurs études supérieures arrivent sur le marché du travail du pays. L'an passé plus de 10 mille d'entre eux étaient enregistrés aux Pôles emploi, à la fin 2015 un quart de ce groupe demeurait toujours sans emploi. En effet, il semble ne pas voir ou prendre en considération les opportunités qui se présentent juste sous leur nez. Selon une enquête réalisée par l'Institut de politique de l'éducation chez un grand nombre de jeunes diplômés est enregistré un très bas taux de concordance entre le type d'études effectuées et l'emploi qu'ils occupent. Ce taux est le plus bas chez les diplômés en lettres et sciences humaines, soit près de 30%. Arrivent ensuite les diplômés issus d'études vétérinaires et, ce qui peut surprendre, les jeunes diplômés au terme de leurs études en technologies informatiques.
Selon Madame Andrea Podstrelencova, directrice des ressources humaines chez ING Assurance vie, « la disproportion entre la structure des jeunes diplômés selon le type d'études réalisées d'un côté et les besoins du marché du travail d'un autre constitue l'un des grands problèmes de la politique du travail et auquel il faut rémedier. Je dois cependant constater qu'en tant qu'employeur le type d'études du jeune diplômé n'a pas pour moi une telle importance par rapport à sa personnalité et le comportement au travail de la personne embauchée ». Et de continuer que pour les postes d'agent financier dans sa société postulent non seulement les jeunes diplômés frais emoulus d'études économiques mais aussi ceux qui ont derrière eux une fomation d'oienttion technique, des diplômés en médécine, aussi voire même des beaux arts. De même que pour un grand nombre d'autres postes ce qui est important sont les soft skills, c'est-à-dire les aptitudes de communication, la capacité d'apprendre ou la pensée analytique. « On peut plus facilement faire un commerçant ou un spécialiste dans l'assurance ou dans les pensions de retraite d'une personne qui a de l'âme, que l'inverse » ajoute Madame Podstrelencova. Or, l'offre d'emplois dans certains secteurs est très restreinte ce qui fait que si les jeunes chercheurs d'emploi se concentrent uniquement sur un domaine spécifique bien arrêté ils ont peu de chances de décrocher un travail. C'est pourquoi les jeunes ne devraient pas avoir peur d'élargir leur champ d'intérêt mais rechercher un emploi même dans un domaine différent de celui de leur formation. En effet, le début de la carrière professionnelle est une période idéale pour se livrer à des expérimentations dans lesquelles les jeunes ont la possibilité de se montrer flexible afin de trouver le type de travail qui leur conviendrait. Ainsi que le rappelle Madame Podstrelencova, cette opportunité a peu de chance de se représenter dans la vie.