La moitié des Européens ne savent pas ou ne veulent pas savoir que les antibiotiques, ATB, ne sont pas efficaces contre les refroidissements et rhumes ni contre la grippe. Un sixième ne se doutent pas que la mauvaise utilisation des ATB peut conduire à la baisse de leur efficacité ultèrieurement là où ils sont néccessaires voire même indispensables. Lors d'une conférence de presse, le chef du service de presse et de la politique de la représentation de la Commission Européenne en Slovaquie Andrej Králik a souligné ces constats et d'ajouter que la Commission considère cette problématique touchant à la prévention et l'accroissement de la prise de conscience concernant les ATB comme étant très importante. C'est pourquoi la Commission Européenne engage des moyens financiers élevés dans la recherche du domaine de la résistance microbienne et celle d'autres alternatives », a expliqué Andrej Králik.
Seulement au cours de la première moité 2015, les médecins en Slovaquie ont préscrit plus de 3 millions de boîtes d' ATB, remboursés par les assurances maladies. Selon les statistiques du Centre européen de la prévention et du contrôle des maladies, les Slovaques utilisent plus de ceux-ci que les Hongrois ou les Tchèques. Pour sa part, la directrice de la Chancellerie de l'Organisation slovaque de la santé Darina Sedláková a relevè de très grandes différences quant à la consommation des ATB dans les pays européens. « En témoigne également le fait que l'on préscrit les ATB dans des cas oǜ c'est vraiment inutile. Dans cet ordre d'idée, les leaders sont la Turquie, le Montenegro, la Grèce, Chypre, la Belgique et la France. La Slovaquie se situe après ces pays dans la seconde moité de la liste des pays européens, et la situation dans ce domaine s'améliore », a-t-elle ajouté. Selon elle, les ATB constituent le produit miracle du 20e siècle auprès des populations et la pénicilline demeure toujour parmi les plus efficaceD'un autre côté, le phènomène de résistance aux ATB représente l'une des plus grandes menaces pesant sur la santé humaine ».
Source : Zdravotnicke noviny