La protection des frontières slovaques

La protection des frontières slovaques
A l'issue du sommet extraordinaire de l'UE à Bruxelles, le premier ministre de la République slovaque a souligné que la Slovaquie n'a pas échoué dans la crise migratoire et n'est pas prête à devoir payer pour cela. «Nous mettons en œuvre toutes les mesures techniques nécessaires pour protéger les frontières slovaques avec l'Autriche, dans la possible hypothèse où les groupes plus importants de migrants auraient l'intention de regagner l'Allemagne par une autre voie», a déclaré le premier ministre slovaque Robert Fico à Bruxelles. Il s'est ainsi prononcé, en réaction aux démarches de l'Autriche qui depuis vendredi dernier limite le passage des migrants au travers de la frontière entre la Slovénie et l'Autriche. La décision de l'Autriche a soulevé une grande tension lors du sommet et le premier ministre slovaque pense que les autres pays, eux aussi, réagiront à cette décision autrichienne et un effet domino sera créé. A ses dires, et toujours en réaction à la décision de l'Autriche, si les autres pays adoptent les décisions unanimes, il sera de notre obligation de créer des corridors de acheminementsur le triangle Slovaquie-Autriche-Hongrie pour pouvoir arrêter les migrants. Il est persuadé qu'on se trouve devant des situations auxquelles nous n'étions pas confrontés depuis la fin de la seconde guerre mondiale et l'UE n'a aucun plan cohérent pour les résoudre. En réitérant qu'il n'acceptera jamais la politique des quotas, la tension sur ce point augmentera et le nouveau gouvernement slovaque issu des élections dans quelques jours sera placé également sous une très forte tension dès son entrée en fonction.

A propos de ce sommet à Bruxelles, Robert Fico a déclaré qu'un accord sur la nécessité de fermer les frontières extérieures de Schengen existe au niveau européen, néanmoins, il n'est pas défini comment y procéder. Il a admis que si la protection de la frontière gréco-turque échoue, la Grèce sera sacrifiée vis-à-vis de l'espace Schengen. Concernant la Grande Bretagne, il apprécie que le premier ministre britannique soutienne le maintien de son pays au sein de l'UE et se déclare vouloir soutenir référendum lancé en sa faveur. La proposition de compromis de l'accord préserve les rapports entre Londres et l'UE, dont par exemple, le maintien des rapports entre les pays membres et non membres, la compétitivité de l'UE et le renforcement des Parlements nationaux. Robert Fico a mis en avant que pour la première fois, ainsi, officiellement a été admis le principe de la double-voie de développement de l'UE. Car, comme il précise, une tendance de développement s'effectuera dans l'Eurozone où tout le monde est favorable à un taux de d'intégration plus élevé, de l'unification et de la coopération et une autre dans les pays qui ne sont pas membres de celle-ci. Néanmoins, il s'est déclaré satisfait de constater qu'un grand nombre de dispositions législatives qui pèsent lourdement sur les activités économiques se réduisent. L'accord vaut la peine d'être accompli et respecté pour que nous soutenions l'UE en commun. Il serait mauvais que lors de l'expression d'avis différents sur la migration, ressortent en surface des effets que nous ne sommes pas capables de régler en commun, a conclu le premier ministre slovaque.

Tatiana Minarovičová Foto: TASR

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