Dans son rapport annuel sur l'état de l'État de droit, la Commission européenne (CE) note que la Slovaquie a réalisé des progrès dans certains domaines de la justice. Cependant, elle attire l'attention sur les lacunes persistantes dans la lutte contre la corruption, dans la transparence du processus législatif ou la protection des journalistes et l'indépendance des médias publics. Le gouvernement slovaque prend acte du rapport de la Commission européenne sur l'état de droit. Il se félicite de l'évaluation positive de la mise en œuvre de plusieurs recommandations du rapport de l'année précédente et des progrès accomplis dans divers domaines. Le gouvernement déclare qu'il remédiera aux lacunes constatées ; il est prêt à prendre les mesures nécessaires pour les éliminer. Toutefois, il rejette l'évaluation de la Commission européenne concernant la poursuite des actes de corruption de haut niveau. Il estime que le rapport est partial sur ce point. La députée de l’opposition, Veronika Remišová, pense que la Commission indique clairement que la capacité de la Slovaquie à détecter, enquêter et poursuivre les cas de grande corruption s'est encore détériorée. Le nombre d'accusations, de mises en examen et de condamnations dans les affaires de corruption diminue significativement. Selon elle, l'opposition doit donc présenter sans délai un plan pour le rétablissement de la justice. Elle appelle à un dialogue et à une coordination immédiate au sein de l'opposition.
TASR