Le Premier ministre slovaque, Robert Fico, a déclaré jeudi, en réponse à l'initiative du Chancelier allemand Friedrich Merz, qu'il n'existe actuellement aucun climat propice au sein de l'Union européenne pour entreprendre de telles démarches concernant l'Ukraine.
« Soit nous accueillons un pays au sein de l'Union européenne, soit nous ne l'accueillons pas », a affirmé le Premier ministre slovaque, ajoutant que l'adhésion de tout pays, et pas seulement de l'Ukraine, est soumise à des conditions, ce qui représente un processus de longue haleine.
Le plan, initialement présenté par Chancelier allemand le mois dernier dans une lettre adressée à la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, et au président du Conseil européen, António Costa, propose que l'Ukraine bénéficie de la clause d'assistance mutuelle de l'UE et puisse accéder à certaines ressources du budget européen. Il permettrait également au dirigeant ukrainien d'assister aux sommets de l'UE, mais sans droit de vote. Kiev disposerait d'un représentant au plus haut niveau de l'exécutif européen, la Commission européenne, ainsi que des députés européens.
Robert Fico estime que d'autres pays devraient actuellement rejoindre l'UE, notamment le Monténégro, l'Albanie et la Serbie.