Martin Venhart : le risque nucléaire lié à l’Iran n’a pas changé

Martin Venhart : le risque nucléaire lié à l’Iran n’a pas changé

Le président de l’Académie slovaque des Sciences et physicien nucléaire Martin Venhart estime que l’attaque contre l’Iran n’a pas modifié le niveau de risque nucléaire dans la région. D’après les dernières informations publiques disponibles avant l’expulsion des experts de l’Agence international pour l’énergie nucléaire, l’Iran disposait d’uranium enrichi à environ 60 %. Or, pour fabriquer une arme nucléaire, un enrichissement d’environ 85 % est nécessaire. Selon lui, plus le niveau d’enrichissement est élevé, plus il devient techniquement facile de progresser vers un niveau militaire. Il estime que les réserves d’uranium iraniennes pourraient, si elles étaient suffisamment enrichies, permettre la fabrication d’environ six à huit ogives nucléaires, comparables en puissance à la bombe larguée sur Hiroshima pendant la Seconde Guerre mondiale. Il reste toutefois incertain à quel stade se trouvait réellement le programme nucléaire iranien avant les récents combats. Le physicien a également évoqué la décision de la France d’augmenter le nombre de ses armes nucléaires. Selon lui, ce choix pourrait signaler une nouvelle course aux armements rappelant la période de la guerre froide, dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes.

Foto: TASR

Živé vysielanie ??:??

Práve vysielame