Selon le ministère slovaque de la Défense, si la Slovaquie n'avait pas lancé l'acquisition d'avions de chasse, des centaines de personnes perdraient leur emploi et la protection de notre espace aérien aurait un coût annuel supérieur à plus de 50 millions d'euros. La République slovaque devrait alors en la situation permettre à des forces aériennes étrangères d'utiliser nos bases aériennes militaires. Ce serait une perte pour notre capacité de défense et de notre souveraineté en ce domaine. Les forces armées slovaques perdraient la position stratégique pratiquement permanente dans la protection de l'espace aérien, et se trouveraient l'un des rares États d'Europe dans cette incapacité. Ce sont là des faits incontestables basés sur des analyses approfondies d'experts. Par conséquent, le ministère slovaque de la Défense s'oppose fermement à la déclaration parue dans les médias selon laquelle la protection de notre espace aérien par des forces aériennes alliées ne coûterait « que seulement » 10 millions d'euros par an aux contribuables. Dans le même temps, le ministère de la Défense refuse que celle-ci et la sécurité de la République slovaque et de ses citoyens fassent l'objet d'une querelle politique. Il est absolument hors de question que la protection de l'espace aérien ne soit assurée que par des radars 3D, comme le déclare l'un des partis politiques en lice dans les élections législatives. La protection de l'espace aérien est un système complexe d'éléments qui ne peuvent pas être séparés. Il est également important de noter que les régions autour de Sliac et Zahorie sont implicitement liées aux bases aériennes. En outre, la présence de militaires en ces lieux augmente considérablement les revenus liés au tourisme, car ces bases organisent souvent sur leur terrain des sessions d'entrainement internationales et leur propre capacité d'hébergement n'est pas suffisante pour recevoir les militaires étrangers qui y participent.
Ministère de la Défense à propos de l’achat des avions de chasse
24. 02. 2020 12:02 | Actualités
Tatiana Minarovičová Foto: TASR